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Vendredi 4 juillet 2008
Vous voulez vivre ?
Alors mourrez.

Mourrez dans vos coeurs, préparez-vous à sauter.

Scarifiez-vous, ne faites qu'ouvrir le bras.
Peut-être y prendrez-vous goût
peut-être pas.

Osez la violence.
Osez la haine.

N'essayez pas de changer vos défauts.
Essayez de les grandir, d'en faire des splendeurs.
Détestez, c'est petit.
Haïr, c'est grand.
Vous ne savez pas haïr.
Vous ne savez qu'être modérer.


Vous voulez vivre ?
Alors mourrez.

Mourrez dans vos coeurs
Acceptez la mort
que vous vous donnerez vous-même.
Soyez-en sur.


Si vous ne savez pas mourrir
vous ne vivrez pas.
Allez au-delà.
N'acceptez rien
Pas même ce que vous aimez.

Changez le monde.
Alors, peut-être
aurez-vous
à un moment
une heure
une minute
une seconde
de vie.

Et ce seul instant aura plus de valeur que tous ceux que vous vivrez, même durant l'éternité.

Soyez mauvais.
Soyez bon.
Soyez tout.
Soyez grand.

Mais s'il vous plait.
Soyez vivant.
par Leon publié dans : poème
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Lundi 26 mai 2008
Je crois que le perfectionnisme est strictement inversé. Il y a dans l'humanité la plus simple, un perfectionnisme flagrant. Un perfectionnisme nauséabond qui touche toutes les couches de la société, depuis le petit enfant jusqu'à l'érudit le plus assagi par le temps.

Le perfectionnisme ce n'est pas l'exigence, c'est l'acceptation, une acceptation qui n'est qu'un refus...

Le parfait c'est la déception.
par Leon
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Samedi 24 mai 2008
Dis toi, réponds-moi. Que je vois. Que je sente. Que je ressente.

Dis moi ce que c'est que je t'applaudisse
ou que je te crache à la figure.



par Leon
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Samedi 24 mai 2008
Finalement, et si le malade devait l'être ?

La seule morale que je me dicte est de mauvaise foi, pur égocentrisme. C'est drôle. je croyais y voir un résidu sociale et j'y découvre quelque chose de profondément pauvre. Aussi pauvre que le résidu social, un cheminement exactement similaire à celui de la société...

Non, le malade ne doit pas toujours se soigner. Non, le monde ne doit pas toujours changer. Pourquoi changer ? Pourquoi vouloir aller mieux alors que la grandeur, la puissance se trouve dans le noir, dans l'absure.


Reste à l'aimer.
par Leon
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Mardi 22 avril 2008
brassens reste un grand poète. J'avais déjà vu les reprises par Renaud, et je dois avouer que, comme souvent, j'avais trouvé que c'était du brassens avec une autre voix, et forcément, on arrive quand même à y voir un manque. Avec Saez, on a la chance d'avoir une véritable reprise.
Chapeau l'artiste, tu t'appropries un grand et dieu sait si ce n'est pas facile. Je pense que seuls les grands peuvent réussir ça... et là, j'applaudis.



Saez chante Brassens - La prière
envoyé par vegestef
par Leon publié dans : chanson
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Jeudi 10 avril 2008
J'ai un gros problème avec le prix goncourt. Au-delà de toutes les polémiques sur les pistons et autres corruptions pour obtenir les prix qu'ils distribuent, je crois que c'est dans sa conception même, intrinsèquement que je vois une absurdité.

Depuis quand peut-on dire qu'il n'y a ni plus ni moins qu'un seul grand roman par années ?

Faut-il donc que chaque année voit son lauréat ? et si deux romans paraissent la même année, deux chefs d'oeuvres, ne mériteraient-ils pas tout deux un prix ?

Ces quotas de prix, le côté profondément mécanique de leur fonctionnement sont profondément ridicule. Chaque année, à une date, on a un goncourt de plus. A l'instar de la légion d'honneur, on se souvient plus de ceux qui l'ont refusé. Gracq, Sartre, et tant d'autres qui, par leur refus, sont bien plus connus que ceux qui l'acceptent...

Au final, ces deux institutions méritocrate ont amené une dénaturation pure, et n'ont, aujourd'hui aucune valeur...

La légion d'honneur est donnée aux proches des huiles. Le prix goncourt, aux proches des jurés... Félicitations, au-delà du fond, la forme même est écoeurante... Comme souvent, pour satisfaire le populo qui aime les choses carrées, on détruit quelque chose qui, à la base, était véritablement le reflet du mérite de certaines personnes; de certaines oeuvres.
par Leon
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Samedi 5 avril 2008
Une nuit de plume, c'est un petit amusement personnel, inventé par moi-même, que j'avais prévu de faire ce soir, mais que des impératifs scolaires (un contrôle de latin lundi matin) m'ont forcé à repousser... à la semaine prochaine, probablement en fin de semaine.


La nuit de plume est un instant de folie qui ne nécessite pas forcément de passer une nuit blanche, mais cependant, de se préparer à dormir peu, ou mal.

Le but est d'écrire. Une nuit entière. Plusieurs choses sont écrites: des nouvelles, des poèmes, des récits oniriques. S'assoupir un court instant pour se réveiller en sursaut par un son très violent, afin d'être sonné et écrire dans cet état est très intéressant, puisqu'on touche véritablement à la parfaite écriture automatique ou presque.
Et puis, on écrit, sur tout ce qui bouge, on fouille dans sa tête. N'ayant pas vraiment besoin de manger la nuit on écrit longtemps, très longtemps.

Et la douleur arrive, au doigt qui tient le stylo, alors on écrit dessus, et on jongle avec tout ce que l'on sait, jusqu'au bout de la nuit.

La folie est là, et le lendemain, se relire est un plaisir toujours nouveau.
par Leon publié dans : folie
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Jeudi 20 mars 2008

Poète, écrivain, chanteur. Poèmeur, écrivaillon, chantonneur.


Tant de mots politiquement correct pour ne pas froisser les élites d'un intellect qui n'appartient en réalité qu'à elles. Une élite starifiés qui ne comprend pas que la lumière est sourde, et que l'argent ne mesure pas la valeur artistique. Peut-on dire de quelqu'un que ce qu'il écrit vaut moins que ce qu'un autre a écrit ?

 

Bien sur que oui. Le nier serait d'un ridicule pathétique. Qui pourrait dire qu'aragon, baudelaire ou rimbaud, sont aussi artistiques que n'importe qui ?


Non, le monde est hiérarchisé. Mais refuser le titre d'écrivain à qui écrit, et le forcer d'une honteuse coercition intellectuelle méprisante et surtout méprisable... Devoir dire que l'on est poémeur, chantonneur, pour ne pas voir arriver vers nous les cohortes bien-pensantes des intellectuels élitiste et sclérosés.

Quelle honte que de se dire poète. Non, nous ne sommes pas poètes. Ce que l'on écrit n'est même pas de la poésie. Rabaissés, les êtres s'enferment, et se meurent. Ecoeurant.


Est poète qui met de l'âme dans ce qu'il écrit. Est écrivain celui qui met de la passion dans ses textes. Est peintre celui qui joue de la peinture avec son coeur. Qu'importe qu'il y ait plus grand.

 

Faut-il, pour être philosophe, résoudre les plus grandes idées et discourir avec tous les grands philosophes de l'histoire française et d'ailleurs ?

 

Est-ce que je dis que je vaux pascal en me disant philosophe ? Est philosophe celui qui philosophe. Philosophe celui qui émet des questions philosophiques. Nous sommes tous philosophes, à notre niveau. Certains sont montés très haut, et il paraît que ce sont ceux que l'histoire a retenu, mais qu'importe !

Y a-t-il une honte à ne pas pouvoir lire milles et uns philosophes, mais à souhaiter réfléchir sur des questions, à son niveau ? Y a-t-il nécessité de jeter l'opprobe sur celui qui s'essaie à la poésie sans la dextérité d'un rimbaud ou d'un Aragon ? Faut-il jeter aux ordures l'écrivain qui se revendique comme tel juste parce qu'il n'est pas reconnu ?

 

 

L'élitisme de tout genre conduit au cloisonnement, là où l'ouverture devrait être de rigueur. Qu'importe que vous ne soyez pas un grand ! Ecrivez, chantez, jouez, imaginez !

 

Dès lors que vous mettez votre coeur quelque part, vous avez le droit de parler. Vous ne vaudrez pas de l'argent. Vous ne vaudrez pas grand chose. Ce ne sera pas de l'art. Mais vous serez poète, parce que vous aurez donné du coeur. Et ça aura de la valeur pour ceux qui regarderont et seront touché. Vous, bien sur, peut-être d'autres, peut-être pas, mais qu'importe, le but n'est pas de plaire, mais de lâcher son âme

par Leon publié dans : autres écrits
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Samedi 1 mars 2008
Je t'écris couleur mélancolie
Couleur du temps qui passe et m'entoure
Je t'écris couleur soleil couchant sur ma vie
Couleur de haine et couleur d'amour

J'écris d'une teinte vive et alerte
qui brunit peu après avoir caressé le papier
J'écris ma grandeur, et j'écris ma perte
avec le sourire qu'on parfois les âmes damnées

J'écris pour lâcher la bonde à la baignoire
d'une douleur qui me transperce
J'écris pour colorer de blanc le noir
Pour calmer le cri strident qui me berce

Je t'écris parce que j'avais besoin de t'écrire
et je laisse le temps faire son ouvrage
Tu partiras un jour pour ton dernier naufrage
Et la couleur sang sera couleur de ton ire.
par Leon publié dans : poème
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Lundi 18 février 2008
Quelle beauté à lire. Le magazine littéraire, petit bijou, offert pour le début de ma deuxième décennie, est probablement  l'un des meilleurs cadeaux que j'ai eu. Peu enclin à la lecture, malgré mon amour pour elle, ma paresse l'emporte souvent, j'ai quand même jeté un coup d'oeil et suis tombé sur un article qui  donne l'impression de n'être pas le seul à m'énerver contre l'éducation littéraire actuelle.

Car quand on étudie les éléments de poétiques, on arrive à des inepties telles que, pour citer la plus terrifiante que j'ai pu entendre de la bouche de ma professeur de cette sous partie de la linguistique; le hiatus est interdit en poésie française. Les poètes apprécieront, d'autant plus que je n'ai pas encore trouvé de poètes qui ait respecté ce postulat. Mais peut-être regardès-je trop les poètes reconnus.

C'est quand même relativement pitoyable de voir qu'une professeur d'un cours ose étudier le temps, en centième de seconde, de prononciation d'une syllabe pour nous montrer où l'on doit accentuer, puis, nous expliquer doctement, que la linguistique; pour son cours en tout cas; est  la science de la poésie.

Si Leo Ferré vivait encore, il y aurait eu un meurtre à l'université nancy2.


Les études, moi, en tant qu'étudiant, je les vois comme l'héritage de ce que vous, adultes, avez à nous offrir, et je les prend donc comme ce que le monde m'offre, ce que les générations ont amené. Comment réagir alors quand on réduit la littérature à des équations et qu'on a l'impression qu'aucune voie ne s'élève contre pareille insanitée ?

Il est vrai que c'est dans l'ère du temps de tout renvoyer à la science, cela est tellement plus simple. Jusqu'au destin qui, pour certains, est tracés, et que l'on pourrait étudier mathématiquement. Mieux que les lignes de la main, les équations à la craie.


Je parlais donc du magazine littéraire et de son édition de février, édition consacrée à Aristote; le désirs des savoirs.
Page 12, un titre appela mon regard: "Comment enseigner la littérature". J'avais peur. Il était probable que je le jette au feu s'il allait dans le sens des litanies que l'on me ressasse 1 heure par semaine, et 2heure pour des études de la phrase complexe, qui sont peut-être plus intéressantes par certains côtés, mais profondément agaçantes si la professeur avait pris au sérieux son travail. heureusement, ce n'est pas vraiment le cas, ou en tout cas elle ne le montre pas. Elle semble savoir que ça n'est pas la science qui révolutionnera la littérature, et que ce n'est qu'une étude parmi d'autres, qui peut, pour l'étude de la phrase complexe, pas l'élément de poétique, sinon être utile, du moins plaisant.

Ce qui est heureux, c'est que dans ce magazine, au contraire, c'était ce que je pensais. Qu'un écrivain serait perdu devant l'étude de ses textes, et même de textes basique. Que tout avait perdu toute substance et qu'on en arrive plus à étudier les outils pour étudier un texte qu'à s'intéresser à ce qu'ils peuvent apporter à l'élève.
Bref, on retombe dans la destruction de la littérature, mais pas en l'interdisant; juste en lui ôtant toute substance. Et ça marche. On lit moins, on étudie peu, on oublie beaucoup.

Bref, un vrai petit bout de fraicheur qui fait plaisir à voir.
par Leon publié dans : actualité
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